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Le vent serpente par les buissons, portant avec lui l'odeur d'une ville qui s'était délabrée pendant des décennies. Les seuls immeubles qui restent dans cette vieille ville du charbon sont quelques restaurants de pizza, la mairie, le Convenient Mart, le supermarché et le Blockbuster. Autrefois, elle commandait du respect comme la deuxième plus grande ville de toute de la Pennsylvanie. Donc, plusieurs bâtiments, presque tous condamnés, ou délabrés, sont éparpillés en centre-ville. La crasse s'accroche à la neige de janvier comme un parasite sur le dos d'un chat sans-abri. Le ronron de la circulation dans la rue Main-les voitures toutes s'en vont, aucune ne revient-assaillit mes oreilles. Je sens les émissions des voitures. À l'horizon, moins que cinq kilomètres autour de la ville, on peut trouver la campagne profonde, avec des collines roulantes, des étangs clairs, des champs fertiles....mais personne n'y voyage. Non-ils se dirigent en sens inverse, vers Dickson City et le centre commercial. Voilà Carbondale.
Je raconte à tout le monde qui me le demande que je viens de Scranton. Personne ne connaît Carbondale, et franchement, je ne suis pas fière de mon lieu de naissance. J'ai vécu chacune de mes vingt années dans cette terre, piégée par les montagnes insurmontables de tous côtés. J'ai une histoire longue et sinistre avec les méthodes de s'échapper, en particulier les autobus. Ils s'appellent COLTS. Ils n'étaient pas, crois-moi, vites comme les poulains. Et leur horaire était pire-peu fiable et inutile. Trop souvent, ils m'ont laissé debout dans leur poussière, en salissant mon uniforme de serveuse. Dès l'âge de seize ans, j'ai quitté la ville pour travailler dans les restaurants à Dickson City. La cuisine de Carbondale n'est pas fraîche. Le plus souvent, elle vient du supermarché, de tout ce qui en solde. Je me souviens d'une fois quand je faisais du stop. J'ai attendu pendant trente minutes avant que quelques ados pervers, planés, se sont enfin arrêtés. Heureusement, j'ai écouté ma conscience. Jamais, jamais plus!
Près de chez moi, un grand parc dort sous une couverture de neige. Les habitants aiment dire que c'était le site d'un atterissage extraterrestre. Le navire étranger a flotté au-dessus de l'étang. L'étang est derrière le parc, entouré d'immenses piles de charbon. À son droit, un cimetière. Les anges en pierre regardent toutes les affaires qui se passent. La plupart des bons catholiques des anciennes familles italiennes sont enterrés ici. Je ne vais pas vous dire les commérages au sujet de cet endroit.
J'adorais y jouer lorsque j'étais petite. Je me souviens d'avoir appris à jouer au tennis à ces filets, à la clinique libre. Je me souviens des promenades avec ma chiotte. Je me souviens du jour où mon père a tenu mes jambes pendant que je me renversais sur les barres gymnases. Je me souviens, comme une ado, des moments où on allait furtivement dans la nuit pour faire de l'amour sous un arbe de pin.
Maintenant, rien n'habite dans l'étang, ni proche. Il est radioactif à cause de toute la pollution et tous les déchets toxiques. Les filets sont en lambeaux. Il y a un panneau qui dit: «Chiens Interdits». Les barres gymnases se rouillent. Les ouvriers de la ville ont réparé les trous dans la barrière. Les portes sont enchaînées ensemble. Voilà Carbondale.
Bethany Marie Gagas is currently a junior at Muhlenberg College. She is pursuing a major in French and a minor in English, and she is enrolled in the Secondary Education Program.